Les mains de Saint Sébastien - Les portraits de Meduse
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Les mains de Saint Sébastien

Y a-t-il artiste plus singulier qu’Egon Schiele !

Ceux qui l’aiment ne pourront jamais le renier tant il imprègne en quelques traits tout un état d’esprit, un état d’âme.

Il nait en 1890 dans une petite ville proche de Vienne en Autriche. Les décès de l’une de ses trois sœurs puis de son père atteint d’une maladie mentale lorsqu’il a 15 ans ternissent la jeunesse d’Egon Schiele, et lui procure une vision du monde sombre et torturée.

Schiele donne aux mains une grande importance. La main, et le geste sont généralement très expressifs et prennent aussi des poses particulières, voire énigmatiques qui influencent profondément le caractère du tableau, ou sa signification. Les mains, tout comme les visages semblent être pour lui non pas des moyens de communiquer au sens habituel, mais des moyens d’exprimer son être profond en dehors de toute convention sociale.

Il a fait près d’une centaine d’autoportraits se représentant parfois nu, avec un visage desséché et tourmenté. Il ne cherche pas à représenter sa condition sociale ni son état émotionnel, mais il cherche à transcrire l’intériorité angoissée du moi.

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Le saviez-vous ? Âgé de 17 ans, il rencontre Gustav Klimt alors âgé de 45 ans, en qui il reconnaît son modèle et maître spirituel. L’admiration est réciproque entre les deux artistes.

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